La vie trépidante d'une toulousaine de 26 ans...

lundi 19 mai 2008

Inspire me


L’inspiration est une chose relativement fluctuante...
Souvent je me pose la question d’où les artistes peuvent bien tirer toute leur inspiration et comment pourrais-je m’en sortir si je faisais partir de leur secte.

Vue les irrégularités de la mienne, si jamais j’avais été une rock star, j’aurais probablement sorti autant d’albums que Portishead, 1 tous les 10 ans quoi. Mon perfectionnisme légendaire m’aurait empêcher de le mettre sur le marché avant d’être sûre qu’il soit exactement ce que je voulais qu’il soit.
Ou peut-être j’en aurais sorti un seul, encensé par la critique bien-sûr, avant de mourir d’une overdose de chocolat / banane à 30 ans.
Sur scène je serais hystérique et débordante d’adrénaline, je laisserais chanter mon public à ma place, et on aurait du m’interner sur le champ si j’avais croisé par malheur mes idoles (encore en vie) dans les coulisses des festivaux où j’aurais été programmée.

Si j’avais été un peintre je n’aurais produit que des toiles inachevées, j’aurais traversé 60 “périodes de style” différentes, qu’on égrainerait avec admiration en visitant mes expos, s’extasiant sur le moindre truc moche jeté sur une toile, alors que ça n’aurait été qu’en fait des périodes de “doutage” absolu et de manque de style justement.

Si j’avais été écrivain, la page blanche ça me connaîtrait... Mais en un jour de folie, ou plutôt une nuit, je serais capable d’écrire en seulement quelques heures un ouvrage éloquent, lui aussi forcément encensé par la critique, sans manger, sans dormir, sans fricoter, sans respirer quoi, complètement excessive, comme je peux si bien le faire....

Si j’avais été scénariste, ma série aurait fait un tabac grâce au cinq premiers épisodes inédits et novateurs, puis tout le monde aurait crié à l’anarque, tellement la suite aurait été décousue et décevante...

Si j’avais été dessinatrice, je serais capable d’oublier du jour au lendemain comment dessiner mes personnages de prédilection, et je serais souvent plus intéressée par le choix de mes feutres, ou le choix des couleurs que par le dessin lui-même. Puis j’aurais tout le temps la langue bêtement pendue sur la lèvre, vous savez ces signes
d’application, ses espèces de tics que l’on a depuis tout petit; et donc forcément en dédicace je serais ridicule...

Si j’avais été actrice de cinéma, j’aurais probablement passé mon temps à faire la conne en coulisses avec les autres acteurs et foutre le bordel sur le plateau de tournage, plutôt que de me concentrer violemment sur la profondeur de mon rôle et ses conséquences sur ma carrière. Au théâtre, j’aurais enfin trouver l’utilité du volume sonore démesuré de ma voix, mais je me serais sûrement plus rappelé du texte des autres que du mien.

Si j’avais été styliste de mode, je n’aurais dessiner des vêtements que pour moi, qu’aucune anorexique n’aurais pu porter ou alors juste pour se déguiser, j’aurais donc bouleversé les conventions de la mode, et tout le gratin m’aurait haïe pour ça.

Bref mieux vaut que je sois une chargée de communication au chômage, écrivant un blog anonyme avec parcimonie, et à la recherche de son inspiration d’antan...

mercredi 7 mai 2008

Il en faut parfois peu.



Dans mon cas 1kg300...

Mon équilibre moral, comme tous les équilibres, est relativement fragile.

Pour commencer, je reçois un appel hier; pour m’annoncer que le Poste, avec un grand P, celui qui ressemblait à s’y méprendre à une vraie opportunité de carrière dans le culturel, pour lequel j’étais je cite le recruteur “favorite”, m’échappe pour une fille déjà intermittente et plus expérimentée.

Ok, prends-toi ENCORE ça dans les dents à grand renfort de “Tu avais vraiment tout ce qu’il fallait pour le poste, hein, mais bon...” et de “ en tout cas on te souhaite bonne chance dans tes recherches..”.
De la chance? Mon cul! Si j’en avais rien qu’un peu, ça fait longtemps que j’aurais retrouvé du travail!!!

Cette nuit dans ma famille, ben on a perdu 1kg300 d’amour...

Nous sommes le 7, mon Papy est parti depuis maintenant 7 mois et il a été rejoint cette nuit par son chien de 7 ans.

La blanche, cotonneuse et minuscule “Ophélie” (oui je sais c’est laid comme nom pour un chien, mais c’est au moins aussi laid que cette chienne était jolie) s’est éteinte, hélas avec certainement beaucoup de souffrances.
Immédiatement abbatue par l’absence soudaine de son maître, cette chienne n’a pas vraiment combattu...
Voilà cette espèce de petit Idéfix frisé, laisse ma grand-mère à son chagrin et sa copine York toute seule.

C’est l’occasion de constater que l’absence de mon grand-père est toujours aussi lourde, que ma mère en souffre encore terriblement, et que plus rien ne sera plus jamais pareil.

Et pourtant... pourtant la vie continue et suit son cours.

Donc, je vais tenter d’engrager au moins deux kilos d’amour aujourd’hui pour compenser, et attendre une réponse POSITIVE vendredi.





Fanny! Lâche ce chocolat tout de suite!!!